Des pêcheurs ont été témoins d’une rare apparition d’un troupeau d’épaulards au Cap-Breton
Des pêcheurs de homard du nord du Cap-Breton ont été témoins d’un rare spectacle lundi dernier. À bord de leur bateau, ils ont été encerclés par un troupeau d’épaulards, une espèce rarement vue dans ce secteur. Bernie Lamey remontait ses casiers non loin de Cape Smokey, à Ingonish, lorsqu’un couple d’épaulards est venu nager autour du bateau. En une dizaine de minutes, ils étaient une douzaine, et ils semblaient d’humeur joueuse. Même si une telle observation est surprenante dans cette région, Bernie Lamey a su immédiatement qu’il s’agissait d’épaulards. Elizabeth Zwamborn, une biologiste marine à l’Université Trinity Western, en Colombie-Britannique, confirme qu’une telle observation d’épaulards est très inhabituelle à cet endroit. La chercheuse fait un recensement annuel des globicéphales, ou dauphins-pilotes, au nord du Cap-Breton. Au cours des 27 années où elle a fait cet exercice, un seul épaulard a été observé dans les eaux côtières. Cette biologiste souligne qu’il est possible de confondre de jeunes dauphins à nez blanc avec de jeunes épaulards, car ils sont tous deux noirs et blancs. Elizabeth Zwamborn est biologiste marine à l’Université Trinity Western, en Colombie-Britannique. Photo : Radio-Canada / Tom Ayers Cependant, après avoir regardé les vidéos et les photos des cétacés aperçus par le pêcheur Bernie Lamey, elle a assuré qu’il n’y a aucun doute qu'il s'agissait d'épaulards. On les voit habituellement plus au large, dans l’Atlantique Nord, près de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que dans les eaux de l’Arctique. Cette année, des épaulards ont aussi été aperçus au large du Cap-Breton près de Money Point et de Flint Island, dit Elizabeth Zwamborn. Il est cependant impossible de savoir s’il s’agit du même troupeau. D’après les renseignements de Tom Ayers et d’Information Morning - Cape Breton with Steve SutherlandIls sont venus autour de notre bateau, ont frappé contre le bateau, ont tourné sur eux-mêmes, ont montré leur ventre et sont remontés pour nous regarder
, a-t-il raconté jeudi en entrevue à l’émission Information Morning de CBC, au Cap-Breton.On aurait presque dit qu’ils étaient plus intéressés par nous que nous à eux
, a-t-il poursuivi d'un ton amusé.Ce sont des baleines difficiles à ne pas reconnaître
, dit-il, en raison de leurs taches blanches distinctives.On voit toutes sortes d’espèces marines par ici
, a-t-il poursuivi. Voir un tel animal de la grosseur du bateau et à seulement trois pieds de distance, c'est très impressionnant.
Le fait qu’ils étaient une douzaine d’épaulards en même temps et qu’ils soient restés quelques minutes pour jouer est une expérience que je n’oublierai jamais
, a dit Bernie Lamey.
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